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À la découverte de L’aloe vera …

Utilisé depuis l’antiquité, l’aloe vera est  l’une des plantes les plus importantes  et la plus populaire  de la médecine traditionnelle depuis l’antiquité. Composé à 99% d’eau, sa pulpe contient un nombre important de nutriments essentiels reconnus pour leurs vertus thérapeutiques : vitamines A, C, E, B1, B2, B6, B12 ; lipides, minéraux ou encore acides aminés : grâce à cette compositions,  c’est l’allié idéal pour prendre soin de notre santé.

Une brève présentation …

Il existe près de 420 espèces d’Aloès présentes dans le monde entier (Dagne et al. 2000), mais seules quelques-unes sont utilisées dans la médecine traditionnelle car reconnues pour leurs vertus médicinales. Anciennement, 3 espèces étaient reconnues et utilisées : l’Aloe succotrina ou soccotrin car on la préparait dans l’île de Socotora, l’Aloe hépatique, nommé ainsi car la couleur rappelait celle du foie, et l’Aloe caballin, car il était recommandé pour la purge des chevaux en médecine vétérinaire.

Les espèces actuellement utilisées :

  • l’Aloe ferrox Miller, communément appelé l’Aloe du Cap, Aloe rouge ou Aloe amer qui se rencontre à l’état sauvage dans les régions chaudes et désertiques du sud-africain, en particulier dans la province du Cap (région de Mossel-bay et de Fort Elisabeth). Il est avec l’Aloe vera et l’Aloe saponaria l’aloès le plus récolté en Extrême-Orient mais également en Afrique du Sud. Ces pays l’utilisent en médecine, en cosmétique et en cuisine.
  • l’Aloe arborescents Miller ou Aloe candélabre, originaire d’Afrique Australe, qui pousse au Malawi, au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique, ainsi qu’en Afrique du Sud. C’est cette espèce que les scientifiques soviétiques ont le plus étudié et son usage est reconnu officiellement en Russie.
  • l’Aloe saponaria qui pousse principalement en Afrique du Sud, au Botswana et au Zimbabwe.
  • l’Aloe succotrina, Aloe soccotrin, ou Aloe de Zanzibar qui provient de Socotra, une ile de l’Océan Indien, située près de la Somalie et du Yémen. Il se développe préférentiellement dans des zones présentant des affleurements rocheux.
  • l’Aloe vera, qui est l’espèce que l’on retrouve dans la quasi-totalité des spécialités commercialisées.

 Il s’agit également de l’espèce la plus étudiée. Elle est originaire de l’Afrique du Sud et de l’Est, et a été introduite par la suite au nord de l’Afrique, dans la péninsule arabique, la Chine, les pays méditerranéens et les Antilles. Ces espèces ont toutes leurs propres propriétés thérapeutiques et, bien que très voisines, il est nécessaire de ne pas les confondre.

Une description botanique ….

En raison des crêtes épineuses qui protègent la feuille souple, l’Aloe vera est souvent prise pour un cactus. C’est en fait une plante vivace succulente, arborescente, d’environ 1m de hauteur, aux racines courtes et peu profondes qui  pousse généralement dans les régions semi-arides et n’apprécie pas les conditions extrêmes telles qu’une humidité excessive ou des températures trop élevées. Il préfère des sols sableux ou limoneux, bien drainés, et peut pousser dans des sols pauvres en éléments nutritifs, mais il prospère sur les sols riches. Il peut très bien survivre à la sécheresse, mais n’est pas très résistant au gel.

La Récolte et  processus de traitement…

Les plants d’Aloe vera mettent environ 3 ans à atteindre une taille récoltable, et restent productifs entre 3 à 4 ans après maturité. Ils peuvent produire une cinquantaine de feuilles durant toute leur vie.

Après la récolte des feuilles, il faut distinguer l’extraction du suc de celle du gel, qui donnent  lieu à la réalisation de produits aux usages complètement différents.

L’extraction du suc…

Le suc était récolté autrefois en coupant les feuilles transversalement près de la tige et en les plaçant de telle sorte que le suc s’écoule dans des pots, vases, ou même une simple toile placée au-dessus d’un creux dans le sol. La sève était ensuite concentrée à l’air libre, ou par ébullition sur un feu pendant quelques heures avant de la laisser refroidir. On obtenait ainsi une masse résineuse compacte brun foncé. Aujourd’hui, on l’obtient par expression après hachage ou par décoction. Après expression, le suc récolté est concentré par ébullition suivie de refroidissement, ou par évaporation sous vide. On obtient ainsi la drogue d’Aloe vera. La sève ainsi concentrée et séchée présente une bonne conservation, et servira pour la préparation de différentes formes galéniques (poudre et teinture essentiellement) pour l’élaboration de spécialités pharmaceutiques.

L’extraction du gel …

Pour la récolte du gel, les feuilles sont coupées manuellement à intervalle d’environ 3 mois. On ne coupe pas les jeunes feuilles (inférieures à 25 cm) car elles ne conviennent pas en raison de leur faible teneur en gel ; cependant les feuilles ne doivent pas être trop âgées, car  la quantité et la qualité du gel peuvent diminuer. De plus, les feuilles endommagées présentant une nécrose de la pointe doivent être éliminées afin d’éviter une contamination du gel par les bactéries. les feuilles ont leurs deux extrémités tranchées manuellement avant de passer, après un dernier rinçage, dans un extracteur spécialement conçu pour faire sortir la pulpe fraîche par une simple et très légère pression mécanique au niveau industriel. Cette pulpe est recueillie directement à la sortie de l’extracteur, tandis que les feuilles “dépulpées” sont évacuées à l’extérieur pour y être compostées en vue de leur épandage sur les champs comme fertilisant. Dans une autre méthode non  industrielle, le gel est obtenu en coupant les feuilles dans le sens de la longueur et en raclant le gel du limbe. Le gel est ensuite coupé en petits morceaux pour produire un liquide qui s’écoule librement, et qui est ensuite épuré et filtré.

Enfin, la purification se fait par élimination centrifuge de la matière des parois cellulaires, et le gel pur liquide est stabilisé chimiquement par un procédé de stabilisation à froid.

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